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LES ORIGINES DE MARIE CAMPION

1- Marie Campion : orpheline aux racines controversées

Marie Campion, notre ancêtre féminine, a toujours posé une énigme aux chercheurs. Le généalogiste Michel Langlois, comme plusieurs autres auteurs, écrit qu'elle est originaire « de la paroisse Saint-Nicaise, de la ville de Rouen en Normandie. » Mais ses origines ne sont pas aussi claires, car les documents relatifs à son mariage mentionnent qu'elle est originaire de Saint-Malo et de Rouen.  Le notaire Becquet identifie Marie comme la «fille de Pierre Campion et de deffuncte Margueritte Esnau ses père et mère de la ville de St. Mallo». Par contre, le curé de Sainte-Famille, île d'Orléans, mentionne qu'elle est originaire «de St-Nicaise de la ville et archevêché de Rouen». Cette énigme n'a pu être résolue malgré les recherches de certains chercheurs, dont le père jésuite américain Joseph Anthony Dubé. Charles-Henri Dubé a formulé récemment une hypothèse intéressante après avoir consulté un site Web consacré aux églises de Rouen. On y voit l'église de Saint Maclou décrite comme suit : «L'église St-Maclou est dédiée à un Saint breton appelé aussi Malo.». Le notaire Becquet se serait-il mépris sur l'identité du lieu en le situant en Bretagne plutôt qu'en Normandie? à la suite de Charles-Henri, il nous semble vraisemblable que Marie ait vécu dans les paroisses de Saint-Maclou (Malo) et Saint-Nicaise, situées toutes deux à Rouen. 

Charles-Henri Dubé, dans le même article, pose aussi la question de l' « origine nobiliaire » de Marie Campion, en reprenant une information diffusée par le généalogiste Raymond Dubé qui, dans une lettre à l'un de ses correspondants, écrit : « La famille des Campion était de la paroisse St-Nicaise, Ville de Rouen, en Normandie. Cette branche des Campion est de la maison des de Campion de Montpoignant et d'Aubigny, maintenue noble en 1688.»Nous ne connaissons pas la source d'où Raymond pouvait tenir cette information. De plus, Charles-Henri a effectué des démarches auprès de correspondants, membres de l'Amicale des Campion, et du généalogiste français Damien Rauline. D'un côté comme de l'autre, ces échanges n'ont pas apporté d'éléments concluants mais Damien Rauline écrit : « Ce que je peux juste dire à propos de l'hypothèse Campion de Montpoignant, c'est que Campion est un nom que l'on rencontre en Normandie sans qu'il s'agisse de membres de cette famille noble. Sans autre élément, j'aurais donc tendance à dire qu'il y a toutes les chances pour que Marie Campion ne descende pas de cette famille noble. » établir un lien entre Marie Campion et la noblesse française nous semble donc osé dans l'état actuel de nos connaissances.

2- Marie Campion : une Fille du roi

Cependant, au cours de ses recherches, Joseph Anthony Dubé a trouvé dans un registre de Saint-Nicaise un acte où semble inscrit le décès d'une Marguerite Esnault en mai 1664. S'il s'agit de la mère de notre Marie, celle-ci aurait été orpheline à l'âge de 10 ans. Et, comme plusieurs orphelines, au cours des années 1663 à 1673, elle s'inscrit dans le plan conçu par le roi Louis XIV, son ministre Colbert et l'intendant Jean Talon pour favoriser le peuplement de la Nouvelle-France déclarée colonie royale en 1663. Pour ce faire, il fallait y attirer un plus grand nombre de « filles à marier ». Recrutées à Paris ou en province par des marchands ou des armateurs, ces Filles du roi  - l'historien Yves Landry en identifie environ 770 - étaient dirigées vers Dieppe ou La Rochelle d'où elles s'embarquaient pour le Canada. Chaque contingent était confié à une femme de France ou de la colonie « bien recommandée et capable de maintenir ses protégées sous une discipline rigoureuse, pendant une traversée de deux mois… » Parmi ces accompagnatrices, mentionnons Anne Gasnier : fille d'un bourgeois de Paris, devenue veuve à la suite d'un premier mariage en France, elle avait émigré au Canada où elle avait obtenu la concession de la seigneurie de Jacques-Cartier et celle de l'arrière-fief de Monceaux dans Sillery. Désignée par Marie de l'Incarnation comme « la mère des misérables et l'exemple de toutes sortes de bonnes vertus », madame Gasnier avait accepté d'épouser Jean Bourdon, devenu veuf avec sept enfants à sa charge, à condition de vivre « comme frère et sœur ». Jean Bourdon était un notable qui s'est illustré comme seigneur, arpenteur, cartographe, commerçant et procureur général au Conseil Souverain de la Nouvelle-France. Veuve une seconde fois, Madame Gasnier-Bourdon a dirigé certains de ces contingents dont celui de 1669, hébergé plusieurs « pupilles du roi » dans sa maison de Québec et signé plus de 300 conventions matrimoniales de ces dernières. Son travail a été poursuivi par élisabeth Estienne, une parisienne qui aurait séjourné à Québec, dirigé les contingents de 1670 et 1671 et signé également une cinquantaine de contrats de mariage de ses protégées. Selon l'historien Sylvio Dumas : « Plus de 90 pour cent de ces immigrantes épousèrent des habitants nouvellement établis sur des terres boisées ».

 

 

 

 

 

 

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